L’objectif de la filière EndoGuyane est de coordonner un parcours de soins pluridisciplinaire pour améliorer la prise en charge des patientes atteintes d’endométriose. Pour ce faire, il est important de structurer les niveaux de soins afin d’apporter un suivi optimal aux patientes.
Fonctionnement de la filière en Guyane
La filière en Guyane est déclinée en 3 niveaux de soins : les soins primaires, les soins secondaires et les soins tertiaires. Dans certains cas, les soins de supports peuvent, eux aussi, contribuer à l’amélioration de la vie des patientes atteintes d’endométriose
Les soins primaires
Il s’agit des professionnels de premiers recours ; principalement des médecins généralistes, des sages-femmes, des gynécologues et des radiologues.
Ils vont prodiguer les premiers soins, établir un diagnostic, fournir un traitement de premier niveau, et suivre la patiente tout au long de son parcours.
Les médecins de premier recours vont :
- mener un interrogatoire détaillé et un examen clinique pour identifier des symptômes liés à l’endométriose.
- prescrire et/ou réaliser à bon escient une échographie pelvienne.
- mettre en place un traitement de 1ère ou 2ème intention s’ils suspectent une endométriose et référer la patiente au niveau de soins secondaire s’il s’agit d’une endométriose complexe d’emblée, d’un échec du traitement initial au bout de 3 à 6 mois (en pratique) ou de l’accord d’un expert. Les conduites à tenir peuvent être validées en présentant les dossiers en RCP endométriose.
- favoriser le soin de proximité pour un diagnostic et un suivi local, y compris après une prise en charge secondaire ou tertiaire.
- potentiellement être sollicités pour des projets en recherche clinique et innovation.
Les soins secondaires
Il s'agit des professionnels de second recours. Ils sont impliqués dans la prise en charge de l’endométriose regroupent un large éventail de spécialistes : gynécologues médicaux, gynécologues-obstétriciens, chirurgiens gynécologues, ainsi que radiologues spécialisés (échographie de seconde intention, IRM pelvienne dédiée).
D’autres expertises, actuellement non représentées localement, comme celles des chirurgiens viscéraux, urologues, spécialistes de l’AMP, gastro-entérologues ou encore algologues, peuvent être mobilisées grâce à des partenariats avec des hôpitaux de référence. Ces collaborations permettent aux patientes guyanaises de bénéficier d’un accompagnement complet et coordonné.
La mise en place de réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) vient renforcer cette dynamique, afin d’assurer un suivi global, cohérent et de qualité pour chaque patiente.
Les médecins de premier recours vont :
- confirmer le diagnostic et de proposer le suivi de l’endométriose, opérée ou non.
- initier les prises en charges spécialisées (imagerie expert, prise en charge en AMP, prise en charge chirurgicale, prise en charge de la douleur chronique, etc)
- proposer un suivi en cas de problèmes liés à la fertilité.
- participer aux RCP locales.
- potentiellement être sollicités pour des projets en recherche clinique et innovation.
Les soins tertiaires ou centre d’excellence ou centre expert
Les praticiens de 1er et 2ème recours de la filière peuvent travailler dans une structure de soins tertiaires.
On y propose une prise en charge multidisciplinaire pour les cas complexes :
- Dans un cas de chirurgie d’endométriose complexe, chirurgien gynécologique, chirurgien digestif, chirurgien urologique peuvent être mobilisés.
- De l’expertise en imagerie de l’endométriose par des radiologues experts.
- Une prise en charge de la douleur par une structure experte “centre de douleur chronique”
- Une prise en charge de l’infertilité par un centre autorisé pour l’activité d’assistance médicale à la procréation.
- Les praticiens des structures de soins tertiaires coordonnent les RCP locales et attenantes au réseau et participent également à la formation des praticiens, à la recherche clinique (laboratoire de recherche universitaire, partenaires institutionnels - ARS, Rectorat, Académie universitaire…). Le 3ème recours n'est, pour l'heure, pas disponible dans le territoire.
Les soins de supports
Il s’agit des acupuncteurs, des diététiciens - micronutrition, des hypnothérapeuthes, des infirmiers, des kinésithérapeutes, des naturopathes, la neurostimulation transcutanée (le TENS), des ostéopathes, des psychologues - psychothérapeutes, des sexologues, des sophrologues, le yoga, etc.
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